Bilbao se voit retirer ses matches, Dublin prochaine sur la liste ?

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Bilbao, une des 12 villes-hôtes initialement sélectionnées par l’UEFA, a acté son retrait de l’organisation de l’Euro-2021. Les organisateurs basques dénoncent une décision unilatérale de l’instance européenne. Dublin pourrait être la suivante en raison de la situation sanitaire en Irlande.

Pas de match de l’Euro-2021 au stade San Mamés à Bilbao. Les organisateurs basques ont annoncé cette décision mercredi 22 avril, après avoir reçu un courrier de l’UEFA actant le retrait de leur ville. Ils dénoncent une décision “unilatérale” de l’instance européenne. Dublin (Irlande) pourrait être la prochaine à se voir retirer sa partie de l’évènement.

Bilbao était l’une des 12 villes-hôtes sélectionnées par l’UEFA pour accueillir des matches de l’Euro-2021 – reprogrammé du 11 juin au 11 juillet 2021 en raison de la pandémie –, mais les conditions sanitaires trop strictes imposées par la cité basque pour garantir la présence du public ont fait reculer l’UEFA.

Dans un long et virulent communiqué qui critique la décision “unilatérale” de l’UEFA de retirer l’organisation des quatre matches prévus au stade San Mamés (les trois matches de la phase de groupes de l’Espagne et un 8e de finale), les organisateurs basques ont montré leur mécontentement.

“Nous n’allons pas permettre que soient mises en doute la longue et riche expérience et capacité des autorités basques pour la gestion et l’organisation d’événements d’ampleur internationale. Nous n’allons pas permettre que subsistent des doutes sur les critères qui ont été décidés dans ce projet”, ont prévenu les organisateurs, arguant qu’ils ont agi “avec sérieux et responsabilité” face à la pandémie.

“Bilbao ne sera pas ville-hôte de l’Euro-2020 (appellation conservée par les organisateurs, NDLR) mais (nous souhaitons) que cela soit bien clair : nous n’acceptons ni n’accepterons les menaces, griefs, dénigrements, et encore moins le fait de se libérer de toutes les normes qui régissent, en cette période, les mesures pour assurer la santé de nos concitoyens”, ont appuyé les organisateurs.

Conflit entre organisateurs basques et fédération espagnole

Le 7 avril, les organisateurs ont affirmé à l’UEFA qu’ils pourraient accueillir jusqu’à 13 000 spectateurs au stade San Mamés, soit 25 % de la capacité d’accueil totale du stade, comme exigé par l’UEFA… si les conditions sanitaires sont réunies.

Des conditions considérées comme “irréalisables” pour la fédération espagnole (RFEF) : entre autres, “l’obligation de faire vacciner 60 % de la population au Pays basque et dans le reste de l’Espagne avant le 14 juin, pas plus de 2 % des lits occupés par le Covid-19 (en soins intensifs) sont des objectifs impossibles à atteindre et conduiront, par conséquent, à l’absence de public”, avait immédiatement réagi la RFEF.

“Je fais ce qui est humainement possible pour que l’Espagne ne perde pas les trois matches de phase de groupes et le 8e de finale”, a expliqué vendredi Luis Rubiales, le président de la RFEF.

“Et puis, La Cartuja est un lieu magnifique”, a-t-il ajouté en référence au Stade Olympique de Séville, où il entend essayer de rapatrier les quatre matches prévus à Bilbao. L’autre alternative évoquée dans la presse spécialisée est de disputer les matches prévus à Bilbao à Londres.

Vers une procédure judiciaire ?

Mercredi soir, les membres de la candidature de Bilbao pour l’organisation de l’Euro-2020 ont également demandé à l’UEFA de leur transmettre “par écrit quels sont les points du contrat que nous n’avons pas respecté”, ainsi que “le point du contrat qui mentionne la possibilité de changer de ville-hôte sans consulter, communiquer, ni travailler avec cette ville-hôte”, mais estiment qu’il n’y a “pas d’explication convaincante”.

La ville de Bilbao, le gouvernement régional basque et les autres autorités locales membre du groupe des organisateurs ont également commencé les démarches juridiques pour demander le remboursement des frais engagés (1,2 million d’euros selon le communiqué) et du préjudice occasionné par cette décision de l’UEFA.

Alors que la décision finale sur les villes-hôtes était attendue lundi lors du comité exécutif de l’UEFA, le président Aleksander Ceferin a annoncé qu’elle était repoussée à vendredi en raison de l’annonce du projet de Super Ligue européenne qui a secoué l’institution… avant l’annonce de Bilbao mercredi soir.

Dublin en suspens

L’une des autres villes-hôtes qui risque le rejet de l’UEFA est Dublin : “Je pense que s’ils continuent à insister sur ce point (la présence du public), ce sera difficile de poursuivre. Nous sommes juste très prudents là-dessus. Nous pensons juste qu’en juin, ce sera trop tôt”, a expliqué le vice-Premier ministre irlandais Leo Varadkar à la radio Today FM, mercredi.

“Je pense que s’ils continuent à insister sur ce point, ce sera difficile de poursuivre”, a expliqué Leo Varadkar à la radio Today FM.


Il y a deux semaines, l’Irlande avait déjà fait savoir à l’UEFA qu’elle ne pouvait pas s’engager sur un taux de remplissage minimum des stades pour la compétition qui se tient du 11 juin au 11 juillet. L’Aviva Stadium de Dublin devait normalement accueillir trois rencontres du groupe E – Pologne-Slovaquie le 14 juin, Suède-Slovaquie le 18 et Suède-Pologne le 23 -, ainsi qu’un huitième de finale.

Mais l’Eire, où 4 847 personnes sont mortes après avoir été infectées par le coronavirus, reste engagée dans des mesures anti-Covid assez strictes. Les pubs, les restaurants, les commerces non-essentiels y sont toujours fermés depuis Noël et les déplacements internationaux ou même dans le pays sont limités.

L’Euro doit se disputer dans une configuration inédite, dans douze villes de pays différents. Les demi-finales et la finale, notamment, sont prévues à Londres.

Avec AFP



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