Éliminatoires de la CAN : Sierra Leone

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Le match entre la Sierra Leone et le Bénin, décisif pour la qualification à la CAN, ne s’est pas joué comme prévu mardi. Les Béninois ont remis en cause les six cas positifs détectés dans son effectif et refusé de jouer le match. Le latéral béninois Emmanuel Imorou raconte les évènements de l’intérieur pour France 24.

La CAN offre toujours son lot de rebondissements, sur et en dehors des terrains. Pour la sixième journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique, ceux-ci sont venus du match entre la Sierra Leone et le Bénin, qui aurait du se jouer mardi 30 mars au stade de Freetown. Il n’a jamais débuté.

La délégation des Écureuils du Bénin était mécontente après que plusieurs cas positifs ont été détectés dans son équipe peu avant le match, dont les meilleurs éléments Steve Mounié ou Jodel Dossou.

La fédération est suspicieuse quant au timing de l’annonce et à sa véracité : “On a été testé samedi soir à Cotonou, à 72 heures du match comme le veut le protocole. Sur notre délégation de 80 personnes, on avait zéro positif. On a voyagé dimanche et été retesté ici. Et là, cinq cas positifs, cinq de nos titulaires… Le tout annoncé après qu’on a dévoilé notre composition”, raconte Emmanuel Imorou, latéral du Bénin, joint par France 24. “Sauf que dans les protocoles, ils sont censés annoncer les résultats 6 heures avant le début du match…”

“Ils ont annoncé ça sur papier libre… avec les noms des joueurs positifs écrit au stylo bic”, rigole-t-il.

Dans ces conditions, l’équipe, entraînée par le Français Michel Dussuyer, est arrivée au stade de Freetown mais a refusé de descendre du bus. Emmanuel Imorou a posté sur Twitter des images depuis le bus béninois, montrent le véhicule bloqué par la foule :

“On est jamais descendus du bus. C’est Knysna bis !”, se moque l’ancien Caennais. “On est restés environ trois heures et puis on est repartis à l’hôtel. Sur place, c’était un peu tendu entre les deux camps.”

Dans un tweet, la fédération béninoise a qualifié de “honte pour le football africain” les évènements et appelé la Confédération africain de football (CAF) à prendre ses responsabilités.


Le match a d’abord été annoncé reporté à 19 h GMT (21 h, heure française) mais il n’a pas non plus commencé à ce moment-là. Et pour cause : la délégation était de retour à l’hôtel.

“On est à l’hôtel mais on n’a pas de chambre. On attend mais je sais même pas ce qu’on attend”, soupire Emmanuel Imorou. “ll y aurait eu une réunion et on attend de leur nouvelles. C’est plus de notre ressort maintenant.”

Cette nouvelle polémique s’ajoute à celle de la pelouse du stade de Freetown. Le Siaka Steven Stadium avait en effet été suspendu en raison de sa vétusté, mais la sanction a été levée exceptionnellement par la Confédération africaine de football (CAF) le 11 mars, sur la base de la nouvelle vague de la pandémie de Covid-19 et des restrictions de voyage actuelles. La suspension n’a été levée que le temps de terminer les qualifications pour la CAN-2022.


Pour se qualifier, la Sierra Leone devait absolument l’emporter par au moins deux buts d’écart. Dans le cas contraire, la place qualificative irait au Bénin. Une victoire sur tapis vert dans un sens comme dans l’autre qualifierait donc l’équipe qui en bénéficierait.

“La CAF (Confédération africaine de football) a pris la décision d’annuler le match”, a déclaré tard dans la soirée à l’AFP le porte-parole de la fédération sierra-léonaise de football, Ibrahim Kamara.

Il a précisé qu’aucune nouvelle date n’avait été fixée, dans l’attente d’une décision de la CAF, mais que les responsables des deux sélections avaient accepté que de nouveaux tests de détection du Covid-19 soient réalisés.



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