face à la pollution de l’air, New Delhi prend des mesures d’urgence

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Un niveau dangereux de pollution de l’air a contraint, mardi soir, le gouvernement de New Delhi à fermer ses écoles jusqu’à nouvel ordre. Les habitants de la capitale indienne sont par ailleurs invités à travailler depuis chez eux.

La capitale indienne réduit ses activités à cause de la mauvaise qualité de l’air. Le gouvernement de la ville de New Delhi a annoncé mardi 16 novembre sa décision de fermer ses écoles jusqu’à nouvel ordre et a invité ses habitants à travailler depuis chez eux pour faire face au niveau dangereux de pollution de l’air.

La qualité de l’air se détériore gravement chaque hiver dans cette ville de plus de 20 millions d’habitants, l’une des plus polluées au monde, qui se retrouve alors enveloppée par un épais de brouillard de pollution.

Samedi 13 novembre, la municipalité avait déjà ordonné la fermeture des écoles pour une semaine et interdit tout chantier pendant quatre jours.

Mardi soir, la commission en charge de la qualité de l’air à Delhi a décrété la fermeture des établissements scolaires jusqu’à nouvel ordre.

Les poids-lourds n’ont par ailleurs pas le droit d’entrer dans la capitale jusqu’au 21 novembre, à l’exception de ceux transportant des produits de première nécessité, et la plupart des chantiers ont été interrompus, selon le décret.

Des canons anti-brouillard de pollution et des arroseurs entreront en action au moins trois fois par jour dans les quartiers les plus pollués.

Six des onze centrales thermiques situées dans un rayon de 300 kilomètres ont été priées de cesser de fonctionner jusqu’à nouvel ordre.

La Cour suprême appelle à “un confinement pour cause de pollution”

La commission a également indiqué qu’au moins la moitié des fonctionnaires devront travailler depuis chez eux et les employés du secteur privé sont invités à faire de même.

Ces mesures sont intervenues 24 heures après la décision du gouvernement de Delhi de résister à un appel lancé par la Cour suprême à “un confinement pour cause de pollution”.

Cette pollution de l’air provient entre autres de la fumée issue des brûlis agricoles dans les États voisins.

Le gouvernement avait toutefois argué auprès de la Cour suprême que l’industrie était le principal responsable de la pollution suivie des transports et de la poussière émanant des routes et des chantiers de construction.

Cette semaine, le niveau de particules fines PM2,5, les plus dangereuses pour la santé, a dépassé les 400 dans plusieurs quartiers de la ville.

La semaine dernière, il a grimpé jusqu’à 500 soit plus de 30 fois la limite maximale fixée par l’Organisation mondiale de la santé.

Selon la revue médicale The Lancet, en 2020, près de 17 500 personnes sont décédées à Delhi en raison de la pollution atmosphérique.

La capitale indienne est la plus polluée au monde selon un rapport de l’organisation suisse IQAir publié en 2020.

Avec AFP

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