l’athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya a quitté la capitale japonaise

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La sprinteuse olympique biélorusse Krystsina Tsimanouskaya, en conflit avec les autorités sportives de son pays, a quitté mercredi l’aéroport de Tokyo-Narita pour Vienne. Il s’agit très probablement d’une escale en Autriche avant de rejoindre la Pologne, qui lui a accordé un visa humanitaire.

L’athlète biélorusse Krystsina Tsimanouskaya a quitté Tokyo, mercredi 4 août, quelques jours après avoir échappé à un rapatriement de force dans son pays pour avoir critiqué des entraîneurs de sa délégation sur les réseaux sociaux.

La sprinteuse olympique devait prendre initialement un vol direct Tokyo-Varsovie opéré par la compagnie polonaise LOT. Elle devrait finalement rallier la Pologne, pays qui lui a accordé lundi un visa humanitaire, par le biais de l’Autriche, ayant quitté l’aéroport de Tokyo-Narita pour Vienne à bord d’un avion de la compagnie Austrian Airlines.

Krystsina Tsimanouskaya n’a fait aucune déclaration à la presse avant son départ, intervenu peu après 11 heures (2 h GMT).

La sprinteuse avait affirmé dimanche avoir échappé à un rapatriement forcé Biélorussie, quelques jours après avoir ouvertement critiqué la Fédération d’athlétisme de son pays en plein JO de Tokyo.

Elle était restée confinée depuis lundi à l’ambassade de Pologne à Tokyo, sans parler aux médias. Elle avait quitté l’ambassade tôt, mercredi, à bord d’une voiture aux vitres teintées, de sorte qu’il n’était pas possible de l’identifier avec certitude.

Pour des raisons de sécurité, les autorités polonaises n’avaient pas souhaité donner d’informations à l’avance sur son départ de Tokyo.

Comité d’accueil à Varsovie

Des représentants de la Fondation biélorusse pour la solidarité sportive (BSSF), une organisation soutenant les sportifs dans le collimateur du pouvoir de Minsk, comptaient accueillir Krystsina Tsimanouskaya à son arrivée à Varsovie, ainsi que d’autres militants biélorusses pro-démocratie.

Selon l’athlète, sa fédération nationale voulait l’obliger au dernier moment à participer au relais 4×400 m aux JO, alors qu’elle était censée initialement courir le 100 m et le 200 m, une décision qui l’avait indignée.

Craignant de se retrouver en prison si elle rentrait en Biélorussie, Krystsina Tsimanouskaya avait obtenu dimanche soir l’aide du Comité international olympique (CIO) et une protection policière alors qu’elle était à l’aéroport de Tokyo-Haneda, sur le point d’être rapatriée. 

Le CIO a initié une enquête officielle sur cette affaire, demandant également des explications au Comité national olympique biélorusse.

Cet incident a suscité des réactions internationales condamnant la Biélorussie, ancienne république soviétique dirigée d’une main de fer par le président Alexandre Loukachenko depuis 1994 et dont le fils est à la tête du comité national olympique.

“Le régime d’Alexandre Loukachenko est réputé recourir à diverses méthodes, souvent totalement illégales (contre ses détracteurs), c’est pourquoi le mieux est de fournir le moins de détails possibles” sur le départ de Krystsina Tsimanouskaya de Tokyo, avait justifié mardi le vice-ministre des Affaires étrangères Pawel Jablonski.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki a dit avoir parlé à la sprinteuse. “La Pologne va continuer de soutenir activement la nation bélarusse toute entière, et les militants d’opposition persécutés”, a-t-il écrit sur Facebook.

Avec AFP

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