Le Stade toulousain gagne un cinquième titre européen face à la Rochelle

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Disputée à Twickenham, la finale de Champions Cup a vu le Stade Toulousain s’imposer samedi 22 à 17 face à une valeureuse équipe rochelaise. Longtemps dominé dans ce duel franco-français, il a réussi à faire plier en fin de rencontre les Rochelais, en infériorité numérique, pour décrocher sa cinquième étoile européenne.

Les finales franco-françaises de Coupe d’Europe de rugby réussissent au Stade toulousain qui a battu, samedi 22 mai, le Stade rochelais 22 à 17, après avoir terrassé Perpignan en 2003, le Stade français en 2005 et Biarritz en 2010.

Avec cette victoire, les Toulousains, qui ont également battu les Gallois de Cardiff en 1996 lors de la première édition de cette compétition européenne, comptabilisent désormais 5 étoiles européennes qui leur permettent d’être le club le plus titré du Vieux Continent, devant les Irlandais du Leinster (4 titres).

Ce nouveau sacre européen revêt d’autant plus d’importance qu’il a été obtenu dans le temple anglais du rugby, le stade de Twickenham. Les Toulousains ont pu savourer leur victoire devant environ 10 000 spectateurs répartis dans ce stade d’une capacité de plus de 80 000 places.

Ils n’ont pas manqué également de féliciter leur demi-de-mêlée Antoine Dupont, capitaine sur cette finale en l’absence de Julien Marchand, qui a été désigné meilleur joueur de cette saison européenne à l’issue de cette finale.

Aucun club anglais n’avait en effet réussi à se qualifier pour cette finale de Champions Cup organisée outre-Manche. Il y en avait un par contre la veille dans ce même stade en finale de Challenge européen, considéré comme la petite Coupe d’Europe. Mais Leicester a perdu face à Montpellier (17-18), pour le plus grand malheur des supporters locaux.

Carton rouge pour Levani Botia

À l’image de la météo capricieuse en début de rencontre, le Stade toulousain a eu beaucoup de mal à rentrer dans ce match, en souffrant notamment face à la puissance des avants rochelais. Deux rares incursions dans le camp rochelais lui ont cependant permis de récolter deux pénalités réussies par l’ouvreur Romain Ntamack.

Les Rochelais se sont montrés beaucoup plus entreprenants au cours des 25 premières minutes et ont réussi à acculer les Toulousains sur la ligne d’essai. Mais ils n’ont jamais pu franchir la défense et ont dû se contenter de deux pénalités inscrites par Ihia West, avec un score de 6 partout.

Une minute plus tard, le Fidjien Levani Botia, redoutable défenseur rochelais, recevait un carton rouge pour un plaquage dangereux sur l’arrière Maxime Médard, seul rescapé du dernier sacre européen du Stade toulousain en 2010.

La supériorité numérique des Toulousains n’a été que de courte durée, l’arbitre anglais Luke Pearce expulsant pour dix minutes le troisième ligne-ligne Rynhardt Elstadt. Et les Rochelais ont su maintenir la même intensité jusqu’à la mi-temps et à être récompensés par deux pénalités supplémentaires qui leur ont permis de mener 12 à 9 au moment de regagner les vestiaires.

Toulouse finit en force

Alternant anglais et français, l’arbitre du match a continué à avoir beaucoup de travail dès la reprise, en devant notamment juger de la dangerosité d’un plaquage du Toulousain Pita Akhi. Il n’a pas cette fois sorti de carton et les Toulousains, revenus à 15 sur le terrain, ont alors pu se relancer dans la bataille avec toutes leurs forces.

Ils n’ont eu besoin que d’un bon ballon joué au pied par leur demi-de-mêlée Antoine Dupont pour se montrer enfin dangereux. Présent à la réception, le feu-follet Chelsin Kolbe parvenait à aplatir le ballon dans l’en-but adverse mais son essai n’était pas validé à cause d’un passage en touche et d’une belle défense du Rochelais Geoffrey Doumayrou,

La fin du match a tourné à l’avantage des Toulousains et leurs efforts offensifs étaient récompensés à la 60e minute par un essai du trois-quart centre Juan Cruz Mallia, transformé par Romain Ntamack, auteur d’un 100 % au pied au cours de ce match très haché.

Menant 19-12, le Stade toulousain a enfin réussi à faire preuve de plus de maîtrise et à retrouver ses qualités offensives. Mais il a dû lutter jusqu’à la fin pour contenir des Rochelais qui n’ont jamais baissé les bras, à l’image de Tawera Kerr-Barlow qui a réduit l’écart à la 73e minute (17-22) en marquant un essai.

Le manager toulousain Ugo Mola a pu exprimer son soulagement au coup de sifflet final. Après avoir remporté le championnat de France en 2019 à la tête cette équipe toulousaine, il décroche cette fois le graal européen, 25 ans après l’avoir gagné en tant que joueur sous ce même maillot.

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