L’éditeur de jeux vidéo Konami laisse tomber Griezmann après la diffusion d’une vidéo polémique

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À la suite de la publication d’une vidéo d’Ousmane Dembélé se moquant du physique et de la langue des employés d’un hôtel au japon en 2019, dans laquelle Antoine Griezmann apparaît, l’éditeur de jeux vidéo japonais Konami a décidé, mercredi, de rompre son contrat avec l’attaquant français.

L’éditeur de jeux vidéo japonais Konami a décidé, mercredi 7 juillet, de mettre fin à son contrat avec l’attaquant français Antoine Griezmann, suite à la diffusion d’une vidéo jugée raciste ayant récemment fait surface sur la Toile.

En effet, dans cette vidéo publiée le 2 juillet sur un compte YouTube quasi anonyme (25 abonnés), on voit Dembélé interpeller son coéquipier Griezmann pendant que des techniciens s’affairent dans une chambre d’hôtel lors d’une tournée en 2019 avec leur club, le FC Barcelone. “Dembouz'” ironise sur leur physique et leur langue sous le regard de son partenaire amusé mais silencieux.

“Nous avons décidé d’annuler le contrat”

Devenu ambassadeur de Konami au mois de juin, Griezmann ne sera resté qu’un mois sous contrat avec l’éditeur japonais :

“Nous avions annoncé qu’Antoine Griezmann serait notre ambassadeur Yu-Gi-Oh!, mais à la lumière des évènements récents, nous avons décidé d’annuler le contrat”, a fait savoir l’entreprise dans un communiqué.

Konami, qui publie chaque année le jeu de football sur consoles, Pro Evolution Soccer (PES), a aussi demandé au FC Barcelone “d’expliquer le détail de cette affaire et les actions futures.”

La société japonaise a justifié sa décision en expliquant que “la discrimination sous toutes ses formes est inacceptable”.

“Je ne visais aucune communauté”

Les deux joueurs se sont excusés dimanche sur leurs réseaux sociaux respectifs. “Je me suis toujours engagé contre toute forme de discrimination (…) Je réfute avec fermeté les accusations qui me sont portées et je suis désolé si j’ai pu offenser mes amis japonais”, a affirmé Antoine Griezmann.


Son équipier à Barcelone et en équipe de France a assuré de son côté qu’il “aurait utilisé les mêmes expressions” n’importe où sur la planète. “Je ne visais donc aucune communauté”, a-t-il affirmé.

La polémique pourrait avoir de lourdes conséquences puisque mardi, Hiroshi Mikitani, le PDG du géant japonais du commerce en ligne Rakuten, et sponsor du FC Barcelone, a dit vouloir “une explication” et a fait savoir sur le réseau social Twitter qu’il allait “officiellement protester auprès du club”.


La pression du sponsor Rakuten, qui paie 55 millions d’euros par an pour être sur le maillot du FC Barcelone, pourrait assombrir l’avenir du joueur au FC Barcelone. Rakuten a d’ailleurs exigé des excuses publiques de la part des deux joueurs. 

Le FC Barcelone a également publié un communiqué en anglais et en japonais où il présente “publiquement ses excuses” et dit “regretter profondément” le “manque de respect” de ses deux joueurs. “Cette attitude ne coïncide pas avec les valeurs que le FC Barcelone représente et défend”, a ajouté le club blaugrana.

Un “blackface” en 2017

Antoine Griezmann est un joueur qui aime s’engager dans des causes. En décembre 2020, l’attaquant français avait décidé de rompre son partenariat avec le chinois Huawei, invoquant des “forts soupçons” sur sa participation à la surveillance de la minorité musulmane ouïghoure par les autorités chinoises, ce que dément l’entreprise. De même, le Barcelonais avait également dénoncé en fin d’année 2020, l’agression d’un producteur noir de musique par des policiers à Paris. 

Cependant, le Français a déjà connu une polémique raciste. En 2017, il avait dû présenter des excuses après avoir publié sur les réseaux sociaux, une photo de lui, grimée en joueur noir des Harlem Globetrotters. Un hommage pour lui mais un geste dénoncé comme un “blackface”, qui renvoie à une pratique raciste née à l’époque de la ségrégation aux États-Unis.



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