les dirigeants du G7 s’engagent à tirer les leçons de la pandémie

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Après les premiers contacts vendredi, les dirigeants des grandes puissances du G7 entrent dans le vif du sujet, avec au menu des discussions la prévention des crises sanitaires et la défense du multilatéralisme.

Les dirigeants des grandes puissances du G7 ont affiché un front uni vendredi 11 juin, au début de leur sommet en Angleterre, pour s’efforcer à remettre le monde sur pied après la pandémie, en partageant pour commencer un milliard de vaccins anti-Covid.

Pandémie oblige, les chefs d’État et de gouvernement se sont salués d’un coup de coude et se sont tenus à distance pour la traditionnelle photo de famille, sur la plage de la station balnéaire anglaise de Carbis Bay, en Cornouailles.

Cette rencontre prévue jusqu’à dimanche, la première en personne en presque deux ans, permet le retour des réunions de travail mais aussi les discrets apartés pour avancer sur les crises du moment.

G7 : place aux entretiens bilatéraux ce samedi

“C’est une rencontre qu’il faut vraiment tenir parce que nous devons nous assurer de tirer les leçons de la pandémie et de ne pas répéter certaines erreurs”, a déclaré le Premier ministre britannique, Boris Johnson.

Il a salué une “occasion extraordinaire” pour les grandes puissances de “tirer les leçons de la pandémie” et de “reconstruire en mieux”, de manière “plus verte” et “plus juste”.

Joe Biden avait déjà donné le ton, signalant que le sommet marquait le “retour” des États-Unis sur la scène internationale après les années isolationnistes de Donald Trump. “J’ai hâte de renforcer notre engagement envers le multilatéralisme et de travailler avec nos alliés et partenaires pour bâtir une économie mondiale plus juste et inclusive”, a déclaré sur Twitter le président américain.  

Il cherche à rallier un front uni parmi ses partenaires face à la Russie et la Chine, qui a déjà critiqué la volonté américaine de former des “cliques”.

Après la table ronde et un engagement en faveur de la scolarisation des filles, et avant de déguster entre eux gaspacho, turbot rôti et pavlova aux fraises britanniques, les dirigeants du club des riches se sont retrouver autour de la reine Elizabeth II avec ses héritiers Charles et William et leurs épouses, sous les serres d'”Eden Project”, un jardin vitrine de la biodiversité.

Après une réception, la souveraine de 95 ans, qui a perdu début avril son époux Philip, a participé sac sous le bras à une nouvelle photo de groupe.

Vaccins plus rapides

Au programme officiel du sommet figurent surtout la pandémie et la reprise d’une économie mondiale en berne.

Les dirigeants vont signer samedi la “déclaration de Carbis Bay”, présentée par Downing Street comme “historique”, une série d’engagements pour empêcher toute nouvelle pandémie, comme des délais raccourcis pour développer des vaccins.

Ils doivent s’engager à un partage plus équitable des vaccins anti-Covid par les pays riches, qui ont accaparé un maximum de doses au détriment des plus pauvres.

Face à la multiplication des appels à la solidarité, les dirigeants doivent promettre un milliard de doses pour éradiquer la pandémie en 2022, dont 500 millions des États-Unis et 100 millions venant des Britanniques.

C’est “trop lent”, a déploré le Britannique David Nabarro, de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur Times Radio, faisant écho aux critiques exprimées par des ONG. Ces dernières réclament des actions plus fortes, comme la levée des brevets sur les vaccins pour permettre une production de masse.

“Il est dans l’intérêt de tout le monde d’être vacciné, le plus tôt sera le mieux”, a abondé Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, estimant que les vaccins doivent être considérés comme un “bien public mondial” et plaidant pour des capacités de production accrues.

Dans un entretien à l’AFP, la directrice de l’Agence européenne du médicament (EMA), Emer Cooke, a appelé à ce que “le monde entier” ait accès aux vaccins.

Urgence climatique

Autre priorité, l’urgence climatique avant la grande conférence de l’ONU sur le climat (COP26) prévue en novembre, en Écosse.

Boris Johnson ambitionne une “révolution industrielle verte”, avec en point de mire l’objectif de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030. Pour préserver la biodiversité, il souhaite que le G7 s’engage à protéger “au moins 30 %” des terres et océans à cette échéance.

Le club de sept devrait également favoriser les investissements dans les infrastructures vertes dans les pays en développement pour stimuler et décarboner leur économie.

Malgré l’unité affichée, les dirigeants européens comptent bien rappeler à Boris Johnson leur attachement aux accords signés dans le cadre du Brexit sur l’Irlande du Nord, que Londres veut remettre en cause face à la colère dans la province britannique, lors d’un tête-à-tête samedi.

Un porte-parole de Boris Johnson a souligné que le dirigeant ne cherchait pas nécessairement à déboucher sur une solution lors du G7, mais qu’il leur rappellerait les “défis” posés par le protocole nord-irlandais.

Avec AFP

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