Max Verstappen ravit le championnat à Hamilton dans le dernier tour à Abu Dhabi

Publié le : Modifié le :

Max Verstappen a remporté dimanche le Grand Prix d’Abu Dhabi devant Lewis Hamilton grâce à un dépassement dans le dernier tour.  24 ans, il est sacré champion du monde pour la première fois.

La plus longue saison de Formule 1 – 22 Grand Prix – pour que finalement tout se règle sur le dernier tour de la toute dernière course de la saison, à Abu Dhabi. Et sur un circuit Yas Marina remanié, c’est finalement Max Verstappen qui a pris le meilleur sur son concurrent Lewis Hamilton et s’est offert son premier titre de champion du monde.

Après des années de domination sans partage de Lewis Hamilton, il était déjà extraordinaire que le titre se décide sur l’ultime circuit. Mais c’était aussi la deuxième fois seulement de l’histoire de la discipline, après le championnat de 1974, que les deux derniers rivaux se présentaient à égalité de points : 369,5 précisément.

 

Lewis Hamilton démarre en tête

Verstappen partait avec l’avantage de la pole position. Mais, au moment du départ, c’est bien Lewis Hamilton qui réalise le meilleur envol et vire en tête au premier virage.

Le Néerlandais tente bien de reprendre immédiatement l’avantage en réalisant un freinage tardif au virage 5 après avoir profité de l’aspiration de la Mercedes. Les deux pilotes se touchent et Hamilton coupe le virage avant de revenir en piste devant Verstappen. Au désespoir de l’écurie Red Bull, les commissaires refusent d’ouvrir une enquête sur l’accident.

Lewis Hamilton en profite pour prendre le large et l’écart grandit entre les deux concurrents au titre. Un différentiel de performances qui s’explique notamment par le choix de pneumatiques : medium pour le Britannique, tendres pour le Néerlandais. Ces derniers étant moins conçus pour durer.

Pour limiter les dégâts, Verstappen s’arrête au 14e tour. Un arrêt précoce qui oblige le Néerlandais à ressortir dans le trafic et à longuement patienter derrière la Ferrari de Carlos Sainz. Du côté de Mercedes, on ne prend pas de risque et on fait passer Hamilton aux stands dans le tour qui suit. Avec l’avance prise par le Britannique, celui-ci ressort à la deuxième place, derrière la deuxième Red Bull, celle de Sergio Perez.

Défense efficace de Perez

Le Mexicain va faire figure de coéquipier parfait. Malgré des gommes tendres usées jusqu’à la moelle, il parvient à se défendre pendant plusieurs tours contre le champion en titre, laissant la possibilité à Max Verstappen de recoller derrière Lewis Hamilton.

Mais le prétendant à un premier titre mondial ne va pas apercevoir longtemps l’aileron arrière du numéro 44. Ce dernier reprend rapidement une avance confortable sur son concurrent, en ne cessant d’améliorer ses temps au tour.

Un fait de course va cependant faire douter le champion du monde : l’abandon de Giovinazzi (Alfa-Romeo) provoque l’entrée d’une voiture de sécurité virtuelle, permettant à Verstappen de s’arrêter de manière quasiment gratuite aux stands pour chausser des pneus frais à 20 tours de la conclusion.

L’équation est simple pour le Néerlandais : 20 tours, 17 secondes, 0,8 seconde par tour à reprendre pour aller chercher le titre de champion. Les meilleurs tours s’enchaînent. La Red Bull se rapproche progressivement de la Mercedes mais à un rythme insuffisant pour déloger Hamilton de sa place de leader.

À ce stade de la course, rien ne semble pouvoir empêcher Hamilton de s’offrir un huitième titre, jusqu’à ce qu’un crash en fin de peloton ne vienne brouiller la course parfaite du Britannique. La voiture de sécurité entre en piste, permettant à Verstappen de chausser des nouveaux pneus tendres et de recoller à la Mercedes. Puis de s’imposer dans l’ultime tour.

Sur le podium, Max Verstappen peut savourer. Il est enfin sacré champion du monde, lui qui rêve de ce titre depuis ses débuts précoces dans la discipline à l’âge de 16 ans. De son côté, Mercedes peut se consoler avec le titre de meilleur constructeur.

Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published.