Pelé, “Ibra”, Zidane… des retours plus ou moins marquants en sélection

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Cinq ans après son ultime convocation avec la Suède, Zlatan Ibrahimovic a été rappelé, mardi, en équipe de Suède. Avant lui, plusieurs stars du football sont sorties de leur retraite internationale, avec des résultats plus ou moins probants. Rétrospective.

Pelé, Gascoigne, Zidane, Ronaldinho ou encore Messi… L’histoire d’amour entre les superstars du football et leur sélection nationale s’écrit parfois en pointillés. Le retour de Zlatan Ibrahimovic avec l’équipe de Suède à l’âge de 39 ans, annoncée mardi 16 mars, en est le dernier exemple.

• Le roi Pelé sacré à nouveau lors de son retour

Vainqueur de la Coupe du monde 1958 (en Suède) et 1962 (au Chili), Pelé vit un cauchemar lors du Mondial-1966 en Angleterre, victime des coups de ses adversaires et du laxisme arbitral. Il décide alors de se concentrer sur son club de Santos et ne porte plus le maillot de la sélection pendant deux ans.

Mais le Mondial-1970 approche et la légende du football retrouve l’équipe nationale sous les ordres de son ancien partenaire Mario Zagallo. Pelé sera étincelant au Mexique. Il inscrit 4 buts pour apporter au Brésil son 3e sacre mondial. Il prend sa retraite internationale un an plus tard, lors d’un match contre la Yougoslavie au Maracana.

• Paul Gascoigne : entre frasques, blessures et génie

Appelé pour la première fois en sélection en 1988 par Bobby Robson, Gascoigne va marquer le football anglais par ses frasques, mais aussi par ses larmes en demi-finale du Mondial-1990 lors de la défaite aux tirs au but contre l’Allemagne.

Robson quitte la sélection et Gascoigne est écarté par son successeur Graham Taylor. Il revient pour un match amical mais se blesse et manque l’Euro-1992. Il se blesse de nouveau en 1994 et est absent un an et demi. À l’Euro-1996 à domicile, face au voisin écossais, il inscrit un but d’anthologie en enchaînant un coup du sombrero et frappe. Il célèbre allongé au sol, les bras en croix, aspergé par ses coéquipiers, une référence aux photos des tabloïds l’ayant montrer dans une position similaire dans un contexte alcoolisé. Le Daily Mirror retourne sa veste : “‘Gazza’ n’est pas un gros imbécile alcoolisé. En fait, c’est un génie du football”, écrit-il dans une tribune d’excuse passée à la postérité.

En 1997, il contribue à qualifier l’Angleterre pour le Mondial-1998 en France, mais à la suite d’un nouveau scandale – les tabloids l’affichent en train de manger un kebab en pleine nuit avec un ami DJ –, Glenn Hoddle ne le retient pas pour le tournoi mondial. De rage, “Gazza” saccage la chambre du sélectionneur et ne portera plus jamais le maillot anglais.

• Zinédine Zidane : à un coup de tête près, le retour parfait

Un an après l’annonce de sa retraite internationale dans la foulée d’une élimination en quarts de finale de l’Euro-2004, Zidane annonce son retour chez les Bleus. Sous les ordres de Raymond Domenech, “Zizou” conduit la France jusqu’en finale du Mondial-2006 en Allemagne, mais achève son extraordinaire carrière par un fameux coup de tête contre l’Italien Marco Materazzi qui lui vaut une exclusion.

La France, qui avait ouvert le score sur un penalty de “ZZ”, s’incline aux tirs au but et l’aventure en Bleu de l’enfant de la Castellane se termine sur un goût d’inachevé.

• Lilian Thuram et Claude Makélélé : l’excellent Mondial-2006 et la déroute de l’Euro-2008

Comme Zidane, Thuram et Makélélé annoncent leur retraite internationale après l’échec de l’Euro-2004. Mais, remotivés par la perspective du Mondial-2006, ils annoncent comme “ZZ” leur retour en Bleu et participent à l’épopée en Allemagne.

En juin 2008, après la sortie de route au premier tour de l’Euro, le défenseur et le milieu défensif annoncent leur retraite internationale définitive. Avec 142 sélections, Thuram reste le joueur français le plus capé.

• Ronaldinho : un retour anonyme

Sacré champion du monde en 2002 avec le Brésil, Ronaldinho, qui se révèle au Paris SG avant d’exploser à Barcelone, est régulièrement appelé en sélection. Titulaire lors du Mondial-2006 en Allemagne, il n’est plus appelé pendant 18 mois.

Il revient par la petite porte. S’il ne fait pas partie de la sélection initiale pour le Mondial-2010 en Afrique du Sud, il est finalement rappelé en dernière minute comme réserviste et ne dispute pas la compétition. “Ronnie” sera ensuite appelé régulièrement en sélection de 2010 à 2013. Il espère faire partie du groupe pour le Mondial-2014 à domicile, mais le Brésil se passe de ses services.

 

• Lionel Messi : dur, dur de porter le poids d’un pays.

Pour Messi, auréolé de succès à Barcelone, ce sont ses déceptions à répétition avec l’Argentine qui l’ont poussé à s’éloigner provisoirement de la sélection. Après une défaite en finale du Mondial-2014 puis en finale de la Copa America-2015, Messi bute à nouveau sur la dernière marche en finale de la Copa America-2016. “La sélection, c’est fini pour moi, c’est la quatrième finale que je perds, la troisième de suite”, lance-t-il le 26 juin 2016, amer.

Une petite phrase qui plonge tout un pays dans l’effroi. Mais cette retraite internationale ne dure pas. Messi revient sur ses propos deux mois plus tard et disputera le Mondial-2018… sans beaucoup plus de réussite : élimination en huitièmes contre la France (4-3) et nouvelle parenthèse internationale pour le sextuple Ballon d’Or, qui fait un break jusqu’à début 2019.

Avec AFP



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