“The card counter” : coup de cœur pour Oscar Isaac en joueur de poker

Publié le :

Dans cette édition 100 % ciné de À l’Affiche, Laure Manent et Thomas Baurez passent en revue les principales sorties de la fin 2021. Avec “The Card Counter”, Paul Schrader met en scène Oscar Isaac dans la peau d’un vétéran de la guerre en Irak, reconverti en joueur de poker. Scénariste de Martin Scorsese sur “Taxi Driver”, “Raging Bull” ou “La dernière tentation du Christ”, Paul Schrader aime explorer la psyché de personnages torturés, qui font autant appel autant à Dieu qu’à eux-mêmes pour s’en sortir. Il signe un film à la mise en scène d’une précision chirurgicale, avec des interprétations inspirées et un scénario qui parvient à sonder les démons intérieurs d’une Amérique malade.

Fragilisé par la crise sanitaire, Hollywood dégaine l’artillerie lourde avec deux blockbusters : “Matrix Resurrections” et et “Spider-Man : No way home”. Dans ce huitième opus des aventures de l’homme-araignée, les réalisateurs Chris McKenna et Erik Sommers montrent un Peter Parker dont l’identité a été révélée au public et qui tente de se faire à son encombrante notoriété. Le rôle du “superhéros/monsieur-tout-le-monde” est repris depuis 2017 par Tom Holland, aux côtés de sa petite amie à la ville comme à l’écran Zendaya. Un épisode qui fait le plein de méchants et d’effets spéciaux pour la modique somme de 180 millions de dollars.

Dix-huit ans après, Lana Wachowski renoue avec Neo dans “Matrix : Resurrections”. Le dernier épisode de la saga était sorti en 1999, aux débuts d’Internet. Le monde a bien changé et le virtuel a pris une place immense dans nos vies. Dans ce contexte, que reste-t-il de tangible, de palpable aujourd’hui ? Matrix et philosophie font décidément toujours bon ménage.

Plus sobre, “Un héros” de l’Iranien Asghar Farhadi raconte l’histoire d’un homme qui cherche la rédemption après un séjour en prison. Rahim (Amir Jadidi) tente de rembourser ses dettes mais les éléments semblent se déchaîner contre lui. Comme dans “Une séparation” sorti en 2011, le réalisateur met en scène des individus obligés de se battre contre vents et marées pour prouver leur bonne foi. Il réussit à créer une tension digne d’un thriller hitchcockien tout en dessinant, en creux, la société iranienne d’aujourd’hui. Un nouveau succès pour Asghar Farhadi , qui avait remporté le Grand prix au dernier festival de Cannes. “Un héros” est d’ailleurs nommé aux prochains Golden Globes dans la catégorie meilleur film étranger.

Enfin, on retrouve dans la comédie musicale d’animation “Tous en scène 2 !” une bande d’animaux qui cherchent à percer dans le monde du spectacle. Le film est une création du studio Illumination et tente de confirmer le succès de son premier volet (3,5 millions d’entrées en France).

Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *